19 juillet 2011

Masque de Femme

"C'est lorsqu'il parle en son nom que l'homme est le moins lui-même, donnez lui un masque et il vous dira la verité" O. Wilde

Avez-vous des fantasmes qui vous hante? Moi, j'en ai plusieurs, tellement que je peine quelques fois à faire le tri parmi eux. Mais si je m'en tiens à un ami  philosophe-psychanalyste-sociologue (un tout à la fois...) et qui porte un  de regard différent sur le monde où chaque évènement, chaque individu est un "sujet" d'analyse... Avec légèreté lorsque nous parlons de sexualité, notamment de la mienne il décrypte tous les codes cachés, et m'offre avec effroi l'essence de mes fantasmes, qui  semblent-ils auraient un lien  direct avec la découverte de mon corps en tant que source de plaisir. 
La première fois que j'ai vu un phallus ce fut au travers d'une bande dessinée, je ne me souviens plus avec précision comment elle a atterri entre mes mains, mais je me souviens l'avoir sournoisement caché et de temps en temps je revenais lire et relire la même histoire. Une histoire ambiguë et tortueuse (voire immorale) d'un couple dont l'époux  refusait les avances sexuelles de son épouse, cependant, le soir venu il enfilait un masque et dans les coins sombres de la ville il happait cette dernière rentrant de son travail et la baisait. A mesure de la BD, on comprend que la jeune épouse prend plaisir et attend presque impatiemment la fin de son travail. Plus tard, elle fini par découvrir le visage de son donneur de plaisir inconnu (pas si inconnu). Est-il que sur la base de cette bande dessinée, j'ai découvert le plaisir de la masturbation. Tout comme la jeune femme, j'attendais impatiemment le soir et dans mon lit, je repassais encore et encore cette scène en croisant fort mes jambes.
Puis, lorsque j'ai commencé à explorer mes désirs, j'ai vite découvert que le fantasme de l'inconnu était fort récurrent, une envie qui au départ m'étais-je dis était facilement réalisable , il suffisait que je  bande mes yeux et m'offre à un homme, par contre, le hic est que je ne peux me laisser aller sans  voir, j'ai non seulement besoin d'entendre mais aussi  de voir le corps de l'autre pour prendre du plaisir... Il me faut voir son sexe bandant, voir ses mains sur mon corps, voir nos corps emmêlés, voir sa bite aller et venir en moi. J'ai besoin de croiser son regard lorsque je le suce.
Le fantasme devenait presque impossible, avant que mon ami me suggère le port d'un  masque, un juste milieu disait-il de mon plaisir, encore plus car  sous le masque nous n'aurions ni honte, ni crainte, plus aucune retenue... L'anonymat nous libère de toutes frustrations, nous pourrons laisser libre cours à toutes nos envies, je pourrai être gourmande et catin. Il aura face à lui cette part de moi que je ne dévoile qu'au fil du temps. Je pourrai à mon tour le prendre comme j'ai toujours espéré baiser un homme. Il pourra être lui, lui et toutes ses envies inavouées.

C'est ainsi que le visage mi-voilé je l'attendais dans la suite "Diamant noir*" d'un hôtel parisien. L'attente est quelque chose de pénible, encore plus lorsqu'on ne sait qui en attend, il m'est presque impossible de dire que cette attente soit excitante, inquiète j'étais. Quel homme allais-je rencontrer? Allait-il se jeter sur moi ou prendrait-il son temps? Serions-nous donner du plaisir l'un à l'autre? Il était certes mon inconnu mais je l'étais également pour lui, il fallait également combler ses plaisirs? Allais-je savoir m'y prendre? 
On frappa à la porte, enfin je le découvrais... Il avait une allure flegmatique, svelte... Il me prit dans ses bras et posa un baiser au creux de mon cou... J'ai pensé que c'était une délicate attention, nous n'aurions pas pu nous dire bonjour autrement
Après avoir retiré uniquement sa veste, gardant le reste de ses vêtements notre danse sensuelle débuta... Lentement il me conduit sur le grand lit et sa bouche commença à parcourir mon corps... Le plaisir était là, je sentais frémir mon entrejambe, mes seins se contractaient... Timidement je glissais mes mains dans ses cheveux, je caressais sa nuque, il sortit mes seins de la guêpière, je sentais avec grand plaisir sa langue autour de mes aréoles, mes tétons se contractaient de plus en plus... Puis sa tête continua sa balade langoureuse , elle se perdait  entre mes jambes, il m'offrit le cunnilingus que j'apprécie, il suçait et léchait mon clitoris... Terriblement excitée, je le déshabillais en baisant son corps... J'aimais son odeur, son torse offert, j'ouvrais sa braguette, l'érection que je découvrais était telle que je sentais les sécrétions de ma chatte se répandre entre mes cuisses. Une fois nu, il me reprit  en main, et me pénétra, je sentais le poids de son corps écrasé sur le mien, nos pubis accolés, mes mains sur ses fesses, je sentais et percevais sa profonde pénétration, je pouvais à mon tour parcourir son corps et accompagner ses assauts... Je jouis. Un peu honteuse d'avoir jouis aussi vite, je lui fis signe de me laisser sa place, je le chevauchais, ses mains sur mes fesses, il accompagnait mes mouvements, mais surtout il semblait se servir de mes fesses pour presser sa bite, un mouvement que je découvrais... Appuyant également sur mon clitoris, ses mouvement mi-circulaires, mi-aller-retours me procuraient grand plaisir, je le laissais nous masturber. J'allais encore jouir à nouveau... (Décidément!). Il ralentit. Je sentis son doigt se perdre entre mes fesses... Je prenais un plaisir intense...
Ensuite, il me prit en levrette, agrippant  mes cheveux, il pilonna ma chatte, encore et encore, il était comme transcendé, j'aimais ses  à-coups violents... Je jouis à nouveau. Je sentais son sexe gonflé...Je l'entendais venir, il se finit sur mes seins, je regardais sa main sur sa bite aller et venir, et le déferlement de sa semence fut mon extase.
Nous avons prit une petite heure à nous désirer encore dans ce grand lit,  à profiter de nous sans questions. Il  se leva, prît une douche, un baiser sur mes lèvres, il me quitta. 
L'après est un instant tout aussi délicieux, un instant où la rêverie est de mise, où mon corps repu, me rappelle les grands plaisirs que je viens de découvrir. Un après où le plaisir solitaire refait surface. Je jouis des instants passés.

Avez-vous des fantasmes qui vous hante? Dans mes rêves multiples, j'en ai un nouveau qui ne me quitte plus... Je rêve de revoir mon inconnu. 




*Tant qu'à faire... :-)

7 juillet 2011

D'humeur...

À être offerte.

27 juin 2011

Pique-Assiette

Réédition d'un vieux billet... 
Trois ans plus tard... J'aurais pu réécrire ce billet sans en changer un seul mot... A la différence que si le terme "pique-assiette" m'était venu un peu par hasard, hier au cours d'un déjeuner alors que je m'adonnais au plaisir de piquer dans l'assiette de la personne face à moi tout en trouvant son plat particulièrement gouteux comparé au mien, et qu'elle en faisait de même avec la même remarque, nous en sommes venus à philosopher sur le terme de "pique-assiette", quittant son sens premier, et parcourant différents auteurs et différentes époques, j'ai adoré écouter mon orateur me conter (à nouveau) l'effet Pygmalion.

 ...


Mes envies, mes désirs, mes fantasmes, mais aussi cette gourmandise du sexe ou encore cette légèreté et liberté des mots que j'affiche, peuvent laisser penser que je suis une libertine.


Hélas, à mon grand regret, non, je ne suis pas libertine. Pire, je ne suis même pas libérée, bien trop coincée, trop rigoureuse, trop exigeante.

Et pourtant...

J'aime les libertins, j'aime leur liberté, j'aime leur amour pour le sexe, j'aime les entendre conter leurs petites histoires coquines, j'aime les voir se mettre à nus, j'aime apprendre, découvrir avec eux. De tas de petites choses qui font que certains de mes doutes ou de mes craintes s'envolent. Je ne les remercierais jamais assez de me laisser entrer dans leur intimité, de me faire partager leurs émotions, leur plaisirs.

Même si...

Je reste de la vielle école, j'aime le train-train adrenalisant des amants, j'aime le jeu de séduction, j'aime la fièvre des avants rendez-vous, j'aime cultiver ses petits mensonges qui amènent à l'excuse parfaite dans le but de se retrouver. J'aime braver les interdits, et ce, à deux uniquement, cultiver avec lui un jardin. Libertine je le deviens rien que pour lui.

Certains diront que c'est un jeu dangereux, que son danger viendrait du fait que les habitudes amènent les sentiments. Sans doute... Mais est-ce un danger que d'éprouver des sentiments? De sentir son cœur battre? De se sentir fondre ou plein de désir lorsque l'autre pose son regard sur nous? De planer plusieurs jour après un orgasme? Non, pas pour moi, bien au contraire j'ai besoin non seulement de me sentir éprise pour mieux lui faire l'amour, pour pouvoir m'abandonner, pour pouvoir me libérer, pour pouvoir être sa maitresse, sa catin, sa perverse, sa soumise tout autant que j'ai besoin d'être en admiration face à lui, j'aime le savoir intelligent, le savoir passionné pas seulement du cul, mais sur de tas d'autres sujets que je prends plaisir à découvrir ou simplement à l'entendre parler pendant des heures.

Mon amant, je lui porterai un regard amoureux, rien d'incompatible, rien, dans la mesure où je crois au polyamour, je crois en cette capacité d'aimer différente personnes de différente manières, lui je l'aimerai pour lui.

Cependant...

Cette vision ne traduit en aucun cas une forme d'exclusivité, non, peut-être pas, mais non plus une dispersion totale, les temps ne sont plus bons, le ciel s'est noircit depuis plusieurs années, ainsi il vaut mieux être prudent. Un cunnilingus ou une fellation sous préservatif gâche le plaisir de la langue et dans le même temps ce geste peut s'averer tout aussi dangereux qu'une pénétration vaginale. Que chacun reste "rigoureux" mais surtout respectueux de la confiance de l'autre.


Au final...

La vraie question serait de savoir si du fait que je lui porte un doux regard, que je l'admire, ne finirais-je pas par le désirer tel un époux?

Ben...Non, Parce qu'il aura été mon amant, parce que je ne l'aurais découvert que sous cet angle là, parce que le choix d'un époux va bien au de là de ses quelques heures volées, parce qu'en devenant mon époux je perdrais (peut-être) le merveilleux amant qu'il était. Mais aussi parce que nous pourrons plus mentir et tricher ensemble... Et Dieu seul sait si l'envie de cultiver un autre jardin ne lui viendrait pas. (Ouille!)

J'aime jouer les pique-assiettes tout en restant terriblement égoïste. (Oups!)


21 juin 2011

L'été... L'amour... La musique.


 Bonne fête de la musique à tous.

17 juin 2011

Monsieur... J'ai très envie de vous.

Monsieur... Comment vous dire... J'ai très envie de vous.

Je ne vous connais que très peu, voire pas du tout... Mais j'ai une folle envie de vous.
J'ai envie de vous voir franchir cette ligne interdite... Cette ligne que seule votre morale dessine. 
J'ai envie d'être votre petit secret... J'ai envie d'être la confidence interdite, celle qu'on ne confie à personne d'autre que soi. J'ai envie de vous rendre peu honnête... Si malhonnête que nos rencontres n'ont seront que grisantes. 

J'ai envie d'être cette mauvaise âme qui vous conduira à moi, en vous répétant "Une seule fois...Une seule  et unique fois..." Car cette seule fois sera celle de toutes les gourmandises... Celle où je sentirais votre langue goûter à ma peau, à ma bouche, à mes lèvres... Où je sentirais vos mains sur mes hanches, sur mes fesses...Votre sexe en moi...


Cette unique fois... Où je vous découvrirais...

Monsieur, permettez que je vous chevauche... Laisse-moi le plaisir d'aller et venir sur votre sexe raide, je contracterai ma chatte à chaque mouvement pour mieux me souvenir de vos sillons... 
Je voudrais vos mains sur mes fesses... Malaxez-les, fessez-les...  Je ne pourrais que mieux me souvenir de vos mains épousants mes fesses...
Monsieur, permettez que je vous suce, que je goûte à votre peau... Que je découvre le goût de mon sexe  sur le votre... 
Monsieur, je vous ai fait faillir... Je mérite votre colère... Maintenez mes mains et pilonnez ma chatte avec rage et force... Je veux hurler...
Monsieur, mes fesses vous sont offertes... Faites-moi découvrir le plaisir sodomite... Je veux que chaque parcelle de mon corps se souvienne de vous... Glissez-y un doigt puis perdez-vous en moi... A votre tour soyez cette  mauvaise âme qui me fera franchir les limites que seule ma morale dessine.

Monsieur... Comment vous dire...
J'ai envie que vous me baisiez. 


16 juin 2011

Une lecture...


En Rut (6)

"...Je glisserai ma main entre tes cuisses, remonterai sous ta jupe légère (...), ferai le double constat satisfait qu’en bonne petite salope impatiente de se faire tringler, tu n’auras pas fait l’erreur de mettre une culotte d’une part, et que d’autre part en écartant tes lèvres, mon doigt inquisiteur s’enfoncera dans une chatte juteuse aussi impatiente..."

12 juin 2011

Vice.


Réédition... Il faut croire que mes plaisirs sont les mêmes.

"Puisque nous ne semblions savoir faire qu'une chose ensemble... Baiser. Alors, taisons-nous et baisons."

Quelques jours plus tard, je lui faisais parvenir l'adresse d'un petit hôtel...

"Rejoins moi, Jeudi 13h chambre 405."

Impatiente et excitée, une petite angoisse traversait mon esprit. Je n'avais eu de réponse à mes mails... Allait-il me rejoindre ou non? J'avais pensé que son désir aurait le dessus sur la raison... J'avais pensé qu'en dépit de tout il me rejoindrait.

Aux quelques coups portés à la porte, je me redressais... J'ouvrais la porte. Il était là... Sans aucune expression, je lui souriais... Et il ne répondait pas. Je l'invitais à entrer, bredouillant quelques mots... - Je suis...

-Chutt... Il baisa mes lèvres, m'ôtant ainsi tous les mots de la bouche. N'avais-je pas dis. "Taisons-nous et baisons?"

Sa main caressa mes cuisses, sa paume épousa mon pubis... J'aime cette prise en main. A ma chatte bandante, j'aime cette pression qui comprime mon clitoris. Je décalais d'un petit pas ma jambe, pour lui céder un passage vers ma fente. Ses doigts restaient fixe, puis lentement il caressa mon sexe sous ce fin tissu... Je sentais mon désir grandir au rythme des sécrétions qui remplissaient ma culotte, ses doigts se trempaient... Entre nos bouches accolées, je peinais à caresser sa bite. Je la sentais là sous ma main bien dure... Je la voulais en main, m'apprêtant à dégrafer son pantalon...

-Chuttt... Non. Tournes toi.

Le geste accompagnant les mots, il me retourna, je pris appui sur le petit bureau face aux portes fenêtres... Je me cambrais... Une de ses mains reprit les caresses sur ma culotte et je devinais qu'il dégrafait son pantalon... Puis d'un geste rapide, il tira ma culotte sur le côté et pénétra ma chatte. Son emprise était délicieuse. Au rythme de ses allers retours, je contractais ma chatte pour mieux l'appréhender, pour mieux le retenir en moi... Je l'avais tant attendu depuis plusieurs semaines que je n'allais pas tarder à jouir... Mes gémissements me trahissaient.

- Chutt... Non! Il se retira.

Je recroisais son regard... Pour le supplier de ne point arrêter. Aucune expression sur son visage. Je regardais sa bite... Toujours aussi belle et fière. Elle reluisait de mes sécrétions. Je m'accroupis face à elle, et je goûtais cette partie de moi... C'était... Sans goût particulier... Mais terriblement bon de le sentir dans ma bouche. Encore mieux lorsqu'il posa ses mains dans mes cheveux... Sentiment de soumission.... Sentiment de donneuse de plaisir... Je n'entendais que son souffle.

Je me donnais avec gourmandise à cette exercice.... J'allais et venais, je longeais sa bite, je baisais son scrotum... Je remontais et reprenais mes allers retours en branlant d'une main sa queue et d'une autre ma chatte. Je l'avais tant attendu que j'allais une nouvelle fois venir...

-Chutt... Il me tira par les cheveux. Non!
-Non, j'ai.... Il baisa ma bouche étouffant une nouvelle fois mes mots.

Il me tira vers le lit, son regard droit dans le mien, je compris qu'il souhaitait que je le déshabille... Instant de délice... Entre baisers et caresses, je le déshabillais.

Sa queue toujours aussi raide, se tenait bien droite. Je l'empalais. Je la chevauchais. Cette fois-ci, j'avais le pouvoir, j'allais pouvoir jouir... Mes seins se dressaient, mes fesses se contractaient...

-Chuttt... Une tape sur mes fesses, arrêta mes élans.
-Que veux-tu...?

Son visage s'éclaircit...

- Je veux voir ton désir...