14 novembre 2016

Post-it.


4 novembre 2016

Comme Une Envie...


De Gourmandise...

28 octobre 2016

Cet obscur objet de désir



Cet après-midi en étant avec toi, j'aurais pu te baiser aux yeux de tous sur ce banc public, je nous voyais nus abandonnés dans les bras de l'un et l'autre.
J'aurais pu comme tu le souhaitais retirer ma petite culotte... Fallait-il encore que tu acceptes de me suivre, que tu cèdes à cette envie de poser tes mains sur mon corps, de glisser ta main dans ma culotte, de poser ta langue sur ma chatte, de fourrer ta bite dans le fond de ma gorge, à me retourner, me plaquer contre mur et me baiser comme je pouvais l'entrevoir dans ton regard. Ce regard qui en un instant a inondé ma culotte,  j'étais trempée, trempée comme jadis... Comme cette première fois où contre un arbre tu me rendais impudique. J'étais humide de désir... 
J'avais envie de sentir ton souffle et tes gémissements au creux de mon oreille, de contracter ma chatte autour de ton sexe. J'avais envie de balloter tant bien que mal mes reins sous l'emprise de ton corps.
J'avais envie de t'entendre dire..."Ne bouge plus"... J'avais envie de t'entendre venir encore une fois au fond de moi...
Cet après-midi, en rentrant chez moi, je me suis installée au volant de ma voiture, écarté mes jambes et j'ai caressé ma chatte en pensant à ton corps écrasant le mien. A ta bite déversant ton foutre au fond de ma gorge... Ce fut bon. Très bon.
Tu m'as manqué. Ton sourire pervers m'a manqué. Ta gourmandise m'a manqué.

...


16 octobre 2016

Proposition Indécente...

J'ai repensé à lui. Était-ce du fait de la rentrée. Nous aimions tous deux le mois de septembre... L'automne en particulier, ce temps maussade et mélancolique nous réunissait sous les draps des hôtels. Nous ne nous racontions pas  nos vacances, bien trop pressés à nous aimer. Je me suis bien souvent demandé ce qu'il y avait de si excitant, pourquoi nous brûlions de tant de désir en ce mois. Je n'ai jamais su y répondre. J'appréciais ces retrouvailles aux allures d'une première fois. Chaque année dans ces retrouvailles, nous resignions un nouveau contrat de débauches. 
J'ai repensé à lui si fort, qu'il m'a appelée. Était-ce le doux souvenir de nos automnes? Je n'ai osé lui demander. Il disait vouloir prendre de mes nouvelles. Qu'il avait tant de fois pensé à moi... A nous. - A nous? Avais-je bondi... - Nous... Nus? Il avait ri. Ri, comme pour me demander d'arrêter. 
Son couple avait traversé des moments pas simples... Il ne voulait plus tenter le diable. J'étais le diable. J'avais ri. Je n'étais pas le diable. Je ne suis pas le diable. Lorsqu'il avait tenté de quitter sa femme. La terre avait tremblé sous mes pieds. J'ai prié sainte Rita, brûlé un cierge. Je l'ai persuadé que c’était une belle erreur.  Pourquoi? Je ne sais pas. Je n'y ai pas réfléchi. Peut-être que si.
On raccrochait avec la promesse de se voir pour un verre en toute amitié, le surlendemain. Nous avions chacun de nous un peu de disponibilité dans la matinée. 
Jupe tube, talons et trench. Me voilà plantée sur l'une des grandes artères de la grande place de Paris, patientant qu'il m'embarque. 
S’engouffrer dans ce parking où nous avions tant de fois baisé, est assez déstabilisant. Je sens mon entrejambe frémir. Silencieux. Nous remontons en surface.
- J'ai un jeu à te proposer - Ouille, je crains le pire!- Respire... Rien de tordu. Je ne vais pas te baiser immédiatement, même si j'en meurs d'envie. - Et moi donc... Mais non. Tu sais bien, qu'on ne devrait pas. - Oui, j’essaie de comprendre... Monsieur vieillit... - Arrête. Je ne sais comment tu fais... Plus de 10 ans et tu ne te questionnes toujours pas?- Sur mon désir pour toi? Mais, j'ai toujours follement envie de toi... Tu me manques. - Arrête! Tu sais bien de quoi je parle... - Je sais. Je manque de morale. Certainement. Et toi, que s'est-il passé pour que le mauvais garçon que j'ai tant aimé puisse disparaître?- Tu es incroyable! Alors c'est quoi cette proposition? - Hier soir, en cherchant ce que l'on aurait pu faire en toute amitié. J'ai eu une idée, et si on laissait le hasard choisir pour nous...
Je lui présentais, deux enveloppes que j'avais soigneusement préparées la veille. Deux propositions. Je  posais les deux enveloppes face à lui, et l'invitais à choisir.
- Tu n'as aucune décision à prendre, laisse faire. Mais promets-moi... Je te fais la promesse de me plier à ce tirage... Promets-moi, que tu t'y plieras également... - C'est assez drôle... Qu'est-ce que tu as mis dans ces enveloppes? - Quelque chose de réglo... Et de non-réglo... - Que je te baise... Ou, que tu me baises? - N'importe quoi... Choisis! - J'hésite... - Ah! Tu as même perdu ton humour? - Allez, je vais jouer!
Il regarde quelques instants les enveloppes, les tourne et retourne. 
- Choisis-en une pour moi... - Non, ce n'est pas juste... C'est trop tentant, je te ferais une proposition indécente! - Laisse toi aller!- Celle de droite... N'oublie pas ton engagement! - Pas du tout! D'ailleurs, je prends celle de gauche.
Le sourire aux lèvres. Il se saisit de l’enveloppe... Fait mine de l'ouvrir. Puis, la repose. Il fait signe à la serveuse, et lui demande de lui suggérer une enveloppe. Joueuse est-elle. Et merci à elle, elle en choisit une, au hasard... 
Cette fois, ayant pour témoin, cette main innocente, je déchire la seconde enveloppe. Fini. Nous nous limiterons à son choix.  
Le hasard avait choisi pour nous... Le C.O.Q hôtel. Merci Dayuse.
La gourmandise de James refaisait surface... Il glissa ses doigts entre mes jambes. J'étais trempée. Ma bouche accolée à la sienne, contre mur, il releva ma jupe. Encore habillé, il dégrafa son pantalon, baissa son caleçon et me pénétra aussi sec. Suspendu. Il me baisait. Je l'entendais grommeler, son souffle augmentait, son cœur s'affolait. Je l'arrêtais. Il ne fallait pas qu'il jouisse de sitôt, pas sur le pas de cette chambre. Il se retira, ses doigts se glissaient à nouveau entre mes jambes, il me branla... J’humidifiais tellement, qu'il essuyait ses doigts trempés sur ma bouche et m'embrassait. Ses baisers agrémentés de ma cyprine embaumaient notre chambre. L'odeur de ma chatte et de son souffle augmentaient mon désir... Nous avons fait l'amour... Baiser. Tantôt gourmande, tantôt catin. J'ai aimé chevaucher sa bite. Sentir ses mains caressant mes fesses. Lui offrir ma croupe. Le sentir cogner le plancher de ma chatte. J'ai aimé sa gourmandise. Son désir. Son désir de ce sexe qui remplissait sa bouche. J'ai joui sur ses lèvres. Il a joui dans ma bouche. Nous nous sommes assoupis quelques minutes. Réveillée par ses baisers... - Qu'avais-tu mis dans l'autre enveloppe?... J'ai ri. - Ce n'est plus important - Dis-moi... - Non... N'insiste pas. Je ne dirais rien. 
Une belle matinée. Une belle rentrée. Une belle partie de sexe.
...
Connaissez-vous le coup de la pièce truquée? Il semblerait que cela fonctionne également avec les enveloppes!





14 août 2016

La Voyeuse de La Fierté Montréal.

Ce que j'adore l'été au Québec, c'est la somme de festivals qui se succède. Je les fais tous encore et encore. Ma famille ne me suit plus, mais amis non plus. Mais je reste accro! 
Cette année, c'est la Fierté Montréal (Gay Pride) qui a retenu toute mon attention. C'est le lieu où mon esprit vagabonde comme pas possible. J'ai ce fantasme de voir deux corps de mâles s’enlacer, s'embrasser... Baiser. C'est limite, si je n'ai eu d'orgasmes vendredi soir entre les cris de Lara et les baisers de tous ces couples qui m'entouraient. 
C'est décidé, ce soir j'embarque avec un couple!*

*Soyez gentil, portez une pancarte "Embarque-nous!"

13 août 2016

Infidèle?

Je suis née durant l'été. Je suis de ceux qui n'ont jamais fêté leur anniversaire à l'école. Jeune, je trouvais cela très injuste! C'est à l'adolescence que j'ai commencé à apprécier, mes amis et moi profitions de cette période de vacances pour faire la fête.

Puis, avec le temps, un mariage, des enfants, j'en suis venu à en faire de cette date, une date de mise au point, où je prends le temps de réfléchir sur moi-même. Depuis plus 10 ans, chaque année je refais le chemin parcouru, repassant les moments forts, les moments de plaisirs, de déplaisirs, où encore l'atteinte des objectifs fixés. Puis en septembre, je repars, la tête pleine de beaux projets.
La première année, tout me semblait si sombre, je me sentais si malheureuse... C'est année là, que j'ai pris deux décisions qui allaient révolutionner ma vie. La première était d'apprécier avant tous les moments les plus satisfaisants, de ne point m'arrêter des heures durant sur les déceptions, échecs et autres difficultés, mais de me satisfaire de ce que j'avais réussi. La seconde décision non pas des moindres, fut l'apparition de James dans ma vie. Je souris toujours lors que j'écris cela. Parce qu' aujourd'hui, je m’interroge un peu plus. J'ai souvent pensé que James est apparu parce que j'étais tellement mal et qu'il fallait me raccrocher à quelque chose.  Est-ce vrai? Ou une excuse pour valider mon choix. Plus simple de dire "Mon époux était tellement détestable, qu'il fallait que je m'évade... que je me sauve!"
Est-ce vraiment ça? Je commence à croire  que non. Quoi qu'il ait pu se passer dans notre vie, je pense qu'un jour ou un autre, la finalité aurait été la même. Pourquoi? Suis-je une damné infidèle sans cœur et sans morale? Je pense qu'il ne faut pas aborder la question dans ce sens. Il ne s'agit pas de savoir si j'ai une âme d'infidèle ou non. Les contours de la notion d'infidélité me paraissent bien flous.
Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu plusieurs relations dans le même temps. Non, pas que je sois une gourmande sexe. Non, au CP, je ne baisais pas encore, mais j'ai souvenir d'avoir eu deux amoureux, je me souviens encore de ce doux sentiments qui m'habitait... Je me voyais les épouser tous les deux. Plus tard autour de 12 ans, lorsque naïvement  j’essayais de répondre aux questions des adultes sur ce fameux "que veux-tu faire lorsque tu seras grande?", évidemment je donnais une réponse qui semblait convenir à mes parents "Docteur! Avocat!". Et pourtant secrètement, je rêvais déjà d'une profession où je pourrais avoir plusieurs "maris" et des enfants. C'est fou, cette idée de plusieurs époux. A mes copines, je leur disais que je voulais être hôtesse de l'air, avec des amoureux dans différents pays. Je me voyais jonglant entre deux familles. 
J'avais déjà conscience à cet âge que cela n'était pas admissible dans la société dans laquelle j'évoluais; mais mon petit cœur tombait tellement de fois amoureux que je voulais partager ma vie avec ceux que j'aimais. 
A 15 ans, j'ai rencontré Robert, le plus grand amour de ma vie. Je ne sais d'ailleurs pourquoi je le nomme ainsi. Est-il que durant 4 ans je l'ai follement aimé, tous les jours un peu plus. Et dans le même temps j'ai également aimé follement Xavier, Pierre, et Yvan. Ils savaient tous que Robert existait et je pense que tous ont espéré que je quitte Robert tellement mon amour pour eux paraissait immense. Mon amour était immense. Ces histoires se terminaient avec beaucoup de tendresse, nous nous séparions, et Robert restait. C'est certainement pour cela qu'il est mon grand amour.
Le travers de cette histoire est que dans mes toutes mes relations amoureuses, j'ai toujours été une jeune femme jalouse et possessive. Il m'était insupportable d'admettre que mon chéri, celui que j'aimais plus que tout puisse batifoler avec une autre! Impossible. Rien que d'y penser, j'en devenais malade.  C'était complètement contradictoire et pourtant c'était mon fonctionnement. A ce sujet j'ai lu de tas d'articles, de livres, écouté de tas de sociologues, psychologues et autres émérites... Je ne me retrouve pas dans la description de la personne jalouse ayant des soucis avec son moi le plus profond, jonglant entre la peur de l'abandon et le manque de confiance en soi. Non, ce n'est vraiment pas moi.  Avec la construction de ma vie de couple, plus les années passent, plus je commence à réaliser, que ce n'était pas tant le fait que mes chéris puissent batifoler ailleurs qui me chagrinait, c'était parce que je n'avais pas suffisamment confiance en leur capacité à aimer deux personnes dans le même temps. Si je me pensais dotée d'une telle faculté, je restais persuadée que les autres n'en étaient pas capable.
Je pense aujourd'hui, que si dans mon histoire parallèle, je me sens tout à mon aise, c'est certainement parce que j'ai le sentiment que chacun de ces deux personnes équilibrent ma vie, ils ont réellement  une place à part entière. Ce que je vis avec chacun d'eux, je le vis pleinement. J'aime autant m'assoupir dans les bras de l'un que de l'autre. Ils ne se complète pas, ils sont singuliers, différents. Nos histoires sont différentes. Elles ne peuvent pas être équivalentes. Ce qui n'ôte en rien les sentiments et le bien-être que j’éprouve. 
Au final, aujourd'hui,  j'ai tendance à croire que la notion même d'infidélité est une notion difficile à décrire. J'aime à penser, qu'il n'existe pas d'infidélité si l'on se sent capable d'aimer et de rendre heureux les personnes avec qui l'on partage notre vie.
Après évidemment, on peut s’interroger sur le fait de cacher la situation à l'autre. Oui, peut-être... Mais est-on toujours totalement transparent face à l'autre? Doit-on tout se dire? Tout? Cela n'ôterait-il pas le mystère qui nous entoure, qui nous séduis chez l'autre? Je ne sais pas...
Pour ma part, non. Non, parce que j'aime continuer à exister par moi-même tout en étant en couple, j'aime prendre soin de ce jardin secret.
Au final... Cette année. Je réalise, que j'ai bien vieilli grandi.